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Rapport de stage · Étude de cas

Bouhnik Expertises

EntrepriseWebcam Immobilier
LieuCannes (06)
SecteurImmobilier
Période1er juil. → 21 août 2026
Durée38 jours ouvrés
RôleConception & développement web

Du 1er juillet au 21 août 2026, j'ai fait mon stage de deuxième année chez Webcam Immobilier, une agence immobilière de Cannes. Ma mission : créer de zéro le site de Bouhnik Expertises, l'activité d'expertise en bâtiment du gérant de l'agence.

Rapport d'expérience professionnelle — Samuel Bouhnik-Loury, Bachelor 2 Cybersécurité, Ynov. Stage réalisé du 1er juillet au 21 août 2026 chez Webcam Immobilier, sous la responsabilité de Davy Bouhnik, gérant de l'agence et maître de stage.

Zéro, c'était vraiment zéro. Pas de site, pas de logo, pas de charte graphique, pas une seule image. Juste un questionnaire rempli par le client et deux noms de domaine à acheter. Quatre semaines plus tard le site était en ligne ; à la fin du stage, Davy modifiait ses pages seul et cinq personnes l'avaient déjà contacté via le formulaire.

La page d'accueil du site Bouhnik Expertises affichée sur un écran : une villa contemporaine en fond, surmontée de cartes de verre annonçant 25 ans d'expérience immobilière, un avis indépendant sans conflit d'intérêt et l'appartenance au réseau Les Experts Vauban.
La difficulté

J'avais codé pour que ça marche, pas pour qu'il s'en serve

Début août, quelques jours après la mise en ligne, Davy me dit qu'il n'arrive ni à renommer ses pages, ni à en créer, ni à en supprimer. J'ai d'abord cru à un problème de cache, parce que le site met parfois un moment à refléter une modification. Ce n'était pas ça.

En vérifiant, j'ai compris que le problème venait de moi. J'avais écrit la liste de ses pages directement dans le code. Le titre qu'il modifiait dans son interface partait bien en base de données, mais le site continuait d'afficher celui que j'avais écrit. Ses nouvelles pages étaient refusées parce qu'elles ne figuraient pas dans ma liste. Et les pages qu'il avait supprimées restaient en ligne, parce que le code les recréait à chaque déploiement.

Quand j'ai fait l'inventaire, j'ai trouvé quatre pages renommées qui n'avaient pas bougé, cinq brouillons qu'il ne pouvait pas publier, et quatre pages supprimées qui tournaient encore. Il avait travaillé dans le vide pendant plusieurs jours sans oser me le dire tout de suite.

Ce que ça dit de mes faiblesses : j'avais codé pour que le site fonctionne, pas pour qu'un non-technicien s'en serve. Écrire cette liste dans le code, c'était le plus rapide au moment où je l'ai fait, et je n'ai pas pensé une seconde à ce qui se passerait quand le client voudrait la modifier. J'ai raisonné en développeur, pas en utilisateur. Et j'ai perdu du temps au diagnostic en cherchant un problème technique compliqué alors que la cause était un raccourci que j'avais pris moi-même trois semaines plus tôt.

Ce que ça dit de mes forces : j'ai résisté à l'envie de corriger au plus court en réalignant ma liste à la main, ce qui aurait remis exactement le même problème un mois plus tard. J'ai tout rebranché sur le système de gestion de contenu, pour que le menu, les carrousels, le pied de page, le plan du site et les données structurées lisent tous la même source unique. Et je ne me suis pas contenté de croire que ça marchait : j'ai volontairement reconstruit le site en n'y incluant qu'une seule page, puis j'ai vérifié que les autres répondaient quand même. C'était la seule façon de prouver que le mécanisme fonctionnait vraiment.

Aujourd'hui Davy ajoute et retire une commune tout seul, et la page apparaît sans que personne n'ait à redéployer quoi que ce soit.

Le bilan

Un vrai projet, pas un exercice

Ce que je retiens en premier, c'est la satisfaction d'avoir tout fait moi-même, de la première couleur choisie jusqu'à la configuration des serveurs de messagerie. Il n'y a pas une partie de ce site que quelqu'un d'autre a faite à ma place. Et voir arriver de vraies demandes de clients dans les jours qui ont suivi le lancement, ça n'a rien à voir avec un projet d'école qu'on rend et qu'on oublie.

Le plus pénible a été de rendre l'intégralité du site modifiable par Davy, avec un outil que je découvrais. Ça m'a pris beaucoup plus de temps que prévu, ça n'a rien de gratifiant sur le moment parce que ça ne se voit pas, et c'est pourtant ce qui fait la différence entre un site qui vit et un site qui sera périmé dans six mois.

Ce que je sais faire maintenant et que je ne savais pas fin juin : mener un vrai projet du début à la fin. Pas un projet fictif avec un cahier des charges inventé et une échéance théorique, mais un client réel, qui a des attentes, qui change d'avis, qui a besoin que ça marche pour son activité, et à qui il faut rendre des comptes tous les jours. J'ai appris à découper un projet en phases, à décider quoi livrer d'abord, à assumer une décision technique devant quelqu'un qui n'est pas développeur, et à reconnaître une erreur quand elle vient de moi.

J'ai aussi compris qu'un projet ne s'arrête pas à la mise en ligne. Le site était en ligne le 30 juillet, et j'ai travaillé dessus jusqu'au 21 août : correction d'un affichage cassé sur iPhone, mise en place du référencement, réparation du back-office. La mise en ligne, c'est le milieu du projet, pas la fin.

La suite

Ce que ce stage a changé pour moi

Je suis en cybersécurité, et j'ai passé sept semaines à faire du développement web. Sur le papier, ça n'a pas l'air d'un stage de spécialité. Dans les faits, c'est la partie sécurité qui m'a le plus occupé et le plus appris, parce que je n'étais pas en train d'auditer le travail de quelqu'un d'autre : je sécurisais une application que j'avais écrite moi-même, avec de vraies données de vraies personnes derrière.

Ça m'a fait comprendre deux choses. La première, c'est que la sécurité ne se rajoute pas à la fin. Chaque fois que je l'ai traitée après coup, j'ai dû revenir en arrière et modifier du code qui marchait déjà. La seconde, c'est qu'il ne faut jamais se fier à ce qu'on croit avoir configuré. Mon audit de fin de projet a trouvé deux écarts entre les droits que je pensais avoir posés et ceux qui existaient réellement en base. Sans le script qui est allé vérifier pour de vrai, je serais parti persuadé que tout était propre.

C'est exactement cette partie-là que je veux continuer. Je m'oriente vers la cybersécurité et l'infrastructure réseau, avec l'idée de faire de l'audit et du contrôle de conformité : aller vérifier qu'un système respecte les normes qu'il prétend respecter, plutôt que de le croire sur parole. Ce stage m'a donné un premier vrai terrain d'entraînement pour ça, à ma propre échelle et sur mon propre travail.

À votre tour

Donnons vie à votre prochain site.

Parler de mon projet